D'ici Dance

LE NOM DES GENS, CES EMOTIFS ANONYMES

Lorsque l'on souhaite commenter une oeuvre, il convient, selon moi, de se mettre en position CRITIQUE .

La théorie de la relativité, aussi bien que la physique quantique, ont démontré qu'il était impossible de décrire l'objet observé sans se mettre en cause -et en perspective- comme observateur.

Mon hypothèse, c'est que cette découverte doit s'appliquer dans tous les domaines.

Et particulièrement dans celui qui me concerne.

 

Comme bien d'autres, je ne suis pas sûr de mon père.

Donc, je ne suis pas sûr de mon Nom.

 

Lorsque je vois de braves gens faire semblant de jeter leur Nom à la poubelle, j'éprouve la douleur et la rancoeur des petits enfants pauvres de Victor Hugo lorsqu'ils voient le gosse de Bourgeois jeter sa brioche aux cygnes.

 

"Le nom des gens"

"Les émotifs anonymes"

"De quoi la Palestine est-elle le nom ? "

"De quoi Sarkozy est-il le nom ?"

 

Indéniablement, à l'heure de la mondialisation, ces Maîtres à penser -dont je ne citerai pas le nom , d'autant plus qu'on n'entend qu'eux ! - , ça les travaille, la question du Nom !

 

 

 

Souvenez-vous :

Vous avez fait partie d'un Peuple, dans les Temps anciens.

L'on vous a fait croire que vous étiez le "Tiers Etat" lorsque les Bourgeois de sont installés au Pouvoir.

Vous avez été Citoyens et vous avez acquis le droit de vote.

Vous avez été Camarades au sein de la fraternelle Internationale que rongeait le cancer du Goulag.

 

A présent, vous n'êtes plus que des "gens"

 

Qui sont donc "ces gens-là", si bien chantés par Brel, ces gens-là qui ont toujours été l'objet du mépris de ceux qui  les regardaient de -trop- loin, commme, aujoourd'hui, les habitants des "Bobos quartiers" !

 

Pour prendre un peu de recul,je consulte un vieux Larousse illustré :

 

"Gens : pluriel de "gent'

Pluriel, forcément pluriel, puisque c'est depuis une pensée collectiviste qu'est prononcé le mot !

Avant d'aller plus loin, allons donc découvrir "gent" :

 

"Gent" : "Nation, Race"

 

Chassez donc l'Identité Nationale, dans ce qu'elle a de plus odieux, et elle ressurgit malicieusement dans l'inconscient de la langue, dans votre inconscient !

 

De "gent" on peut glisser à "Gentil", c'est à dire "non Juif" !

 

Peut-être y reviendra-t-on, mais pour l'instant, revenons à nos moutons, c'est à dire à nos "gens" aussi définis qu'indéfinis par les Bergers du politiquement correct.

 

"Collection de personnes en nombre indéterminé // Une personne q'on ne nomme pas, souvent même celle qui parle"

 

L'exemple, tiré de La Bruyère, pour illustrer la première partie de l'article, est savoureux et terriblement d'Actualité. Je vous l'offre donc en prime :

" L'esclave n'a qu'un Maïtre, l'ambitieux en a autant qu'il y a de gens utiles à sa fortune "

 

Or donc, les gens ne se nomment pas. Ils n'ont plus de Nom. Plus de carte d'identité. Plus de photo d'identité.

Ils ont des numéros, des codes.

Dans les camps nazis, on les tatouait.

 

BIENVENUE dans la "Société anonyme" chantée dans les Années 60 par Eddy Mitchell, un de nos premiers Rockers.

Vous qui entrez dans Metropolis, perdez tout espoir : vous n'êtes plus des PERSONNES, vous n'êtes plus le produit d'aucune CULTURE, et les neurobiologistes de leurs scalpels acérés éradiquent votre âme, cette vieille monstruosité.

 

Une fois opérés, chères Ombres, braves Gens, vous pouvez retourner dans la (basse) cour

travailler

ou vous divertir

 

Vous n'avez plus qu'à vous fondre dans la foule du "Meilleur des Mondes" !

 

Voulez-vous être l'atome d'une masse ?

Votez rouge !

Voulez-vous être une cible au sein de la clientèle ?

Votez libéral !

Voulez-vous être totalement asservis ?

Votez pour l'extrême gauche ou l'extrême droite !

 

Dans tous les cas, la société industrielle saura capturer votre âme !

Vous étiez une personne ?

Vous ne serez plus personne !

 

Le totalitarisme et le nihilisme, c'est tout un.

 

Image emblématique du "nom des gens" : un personnage contemple une plaque commémorative évoquant des victimes du génocide nazi. Il dit que c'est du passé, que ça lasse....

Selon moi, les Juifs, comme les Rroms et les victimes d'Hiroshima ont constitué une avant-garde.

Si vous oubliez le terrifiant prélude, non seulement vous manquez de cette élémentaire compassion qui devrait caractériser l'Humain, mais de plus vous vous exposez à d'étranges surprises...

Il y a des "gens" qui vous diraient :

"Un homme averti en vaut deux"

 

Zappez : vous serez zappés !

Effacez : vous serez effacés !

D'ailleurs, vous vous effacez déjà vous-mêmes !

 

 

En attendant, riez !

C'est par le rire qu'ils vous tiennent ! Ils savent que, grâce aux bonnes recettes de Tata Dolto, vous resterez toute votre vie des enfants qu'u rien amuse !

 

C'est justement ce qu'ils vous proposent, à vous les devenus néants : Rien !

 

 

 

On comprend, dans ces conditions, que les émotifs aient une certaine difficulté à s'exprimer ! Ils ont bien compris que leur parole est interdite et leur nom maudit dans l'espace public !

Alors, comme les Alcooliques, ils se réunissent en groupes anonymes pour se CONFIER les uns aux autres.

"Je m'appelle Dominique Gabriel et  je suis émotif...."

C'est si important dans ce refuge de se présenter comme un INDIVIDU, comme l'UNIQUE....

Pour une fois, j'emploierai un mot souvent falsifié :

Prononcer son Nom, s'affirmer comme Sujet, c'est Résister.

Parce que l'on ne peut aimer son prochain (et l'étranger aussi ! ) que COMME soi-même. C'est ce qu'ont bien vu les Evangiles. C'est ce qu'a très bien commenté Julien KRISTEVA.

 

 

Alors, devant la Tribune qui deviendra peut-être bientôt tribunal, JE revendique haut et fort le MOI Romantique, beaucoup moins égoïste que tous leurs "égaux"

Souvenez-vous des luttes de LORD BYRON et de VICTOR HUGO et prenez-en de la graine, bonnes GENS !!!

 

 

Dominique   Gabriel      NOURRY

 

 

 

Le NOM fait, évidemment, partie du texte......

 

 

 

P.S. : Je m'en voudrais de ne pas égayer cette immodeste réflexion par la relation du conflit fatal qui opposa LOUIS DESTOUCHES, dit ... LOUIS FERDINAND CELINE, l'Idole de nos Elites, au Poète Résistant ROBERT DESNOS.

 

Par sommation d'huissier, l'ignoble auteur de "Bagatelles pour un massacre", a obligé le journal "Aujourd'hui" qui employait ROBERT DESNOS à publier, peu après le 4 mars 1941, la lettre suivante :

 

"Monsieur le rédacteur en chef,

 

Votre collaborateur Robert Desnos est venu dans votre numéro  du 3 mars 1941 déposer sa petite ordure rituelle sur "Les beaux draps". Ordure bien malhabile si je la compare à tant d'autres que mes livres ont déjà provoquées -un de mes amis détient toute une bibliothèque de ces gentillesses. Je ne m'en porte pas plus mal, au contraire, de mieux en mieux. Monsieur Desnos me trouve ivrogne "vautré sous moleskine et sous comptoir", ennuyeux à bramer, moins que ceci.... pire que cela..... Doit! Moi je veux bien, mais pourquoi M. Desnos ne hurle-t-il pas plutôt le cri de son coeur, celui dont il crève inhibé.... "Mort à Céline et vivent les Juifs ! " M. Desnos mène, il me semble, campagne philoyoutre (et votre journal) inlassablement depuis juin. Le moment doit être venu de brandir enfin l'oriflamme. Tout est propice. Que s'engage-t-il, s'empêtre-t-il dans ce laborieux charabia ?.... Mieux encore, que ne publie-t-il, M. Desnos, sa photo grandeur nature, face et profil, à la fin de tous ses articles ?

 

La nature signe toutes ses oeuvres - "Desnos" , cela ne veut rien dire.

 

Va-t-on demander au serpent ce qu'il pense de la mangouste ? Ses sentiments sont bien connus, naturels, irrémédiables, ceux de M. Desnos aussi. Le tout est un peu de franchise.  Voici tout ce qu'il m'importait de faire savoir à vos lecteurs, réponse que je vous prie d'insérer, en même lieu et place, dans votre prochain numéro.

 

Veuillez agréer, je vous prie, monsieur le Rédacteur en chef, l'assurance de mes parfaits sentiments.

 

L. F. Céline. "

 

DESNOS a répondu, dans les colonnes du journal :

 

" La réponse de M. Louis Destouches, dit "Louis-Ferdinand Céline", est trop claire pour qu'il soit nécessaire de commenter chaque phrase. Au surplus, les lecteurs n'auront qu'à se référer à mon article de lundi dernier. Je crois utile cependant de souligner la théorie originale selon laquelle un "critique littéraire" n'a qu'une alternative : ou crier "Mort à Céline" ou crier "Mort aux Juifs". C'est là une formule curieuse et peu mathématique dont je tiens à laisser la responsibilité à M. Louis Destouches dit "Louis-Ferdinand Céline"

 

                          Robert Desnos dit "Robert Desnos"

 

 

 

 

Qu'est-ce que cela à à voir avec " Le nom des gens " ?

Cela n'a rien à voir.

Cela se lit dans "Mines de rien" et c'est publié aux éditions "Le temps qu'il fait ", sous l'égide de Marie-Claire DUMAS.

 

 

 

Veuillez considérer ce document comme une plaque commémorative apposée sur mon blog.

 

Et c'est avec un ami Communiste que je murmure : " Je pense à toi, Desnos "

 

 

 

P.S. : le jour-même où j'écris ce texte, je cherche sur GOOGLE ANNE NIVAT pour écrire un texte sur elle.

Devançant mon désir, la machine m'annonce, en PREMIERE PROPOSITION, qu'elle est JUIVE !!!

(Mais -on l'a échappé belle ! - tout de suite je suis informé de ses choix antisionistes ! )

 



07/01/2011
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